« Cinéma et Recherche : témoignages d’études »

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Titre

« Cinéma et Recherche : témoignages d’études »

Description

Le document est un tapuscrit de 203 pages intitulé « Cinéma et Recherche : témoignages d’études » qui semble être une première version imprimée du projet de publication des réunions-échanges. Sont décrits ici plus précisément l’introduction et la partie rédigée par Pauline Gallinari.

L’introduction, rédigée par Isabelle Marinone, décrit et justifie ce projet de publication des réunions-échanges. Elle débute par une brève présentation très générale, qui précise le public visé par l’ouvrage (« étudiants s’orientant vers un 3e cycle universitaire en Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles » mais aussi « tout chercheur amateur, cinéphile »), et rapporte la genèse du projet en une phrase, genèse étroitement liée aux réunions-échange organisées par Les Trois Lumières. Ce petit paragraphe introductif est suivi de six grandes parties. La première est consacrée aux Réunions-échanges elles-mêmes, manifestations composées d’interventions orales qui servent de matière à ce tapuscrit. Elles sont partiellement décrites ici avec : leur but principal (pallier à l’isolement des jeunes chercheurs), leur fréquence (« une fois par mois »), leur public et leur spécificité (comme leur nom l’indique, les réunions-échanges reposent essentiellement sur une véritable interaction entre les intervenants et les auditeurs). Elle s’achève sur un paragraphe qui explique la nécessité logique de ce projet de publication. Les parties suivantes insistent sur le fait que l’ouvrage présente certes un intérêt cinéphilique certain mais qu’il illustre avant tout les difficultés méthodologiques rencontrées fréquemment par les jeunes chercheurs et propose des pistes pour y remédier. La deuxième partie est intitulée « Le témoignage : un outil pour l’apprenti chercheur ». La rédactrice y rappelle l’importance que tiennent et doivent tenir les échanges et la transmission intergénérationnels. Pour ce faire, elle évoque des situations fréquentes vécues au cours des réunions-échange : interrogations pratiques, doutes et hésitations formulés par de jeunes participants, auxquels les intervenants, s’ils ne pouvaient pas fournir de solutions toutes faites, ont néanmoins apporté un témoignage et des embryons de réponse basés sur leur propre expérience. La troisième partie porte sur « Les recommandations habituelles » et décrit les conseils généralement fournis dans les publications généralistes qui portent sur l’élaboration d’une thèse ou d’un mémoire (« état de la recherche », « formulation du sujet », « gestion du travail » notamment) ; elle insiste sur le fait que ces recommandations, certes incontournables, peuvent aussi se révéler « stérilisantes ». La partie suivante, la plus longue, porte le titre « Témoignage d’études : une nouvelle approche ». Elle essaie de montrer dans un premier temps la pertinence de cette potentielle publication des réunions-échange avec une mission originale : « donner aux étudiants l'envie de s'engager dans la recherche tout en leur permettant d'obtenir des instruments tactiques pour aborder cette expérience singulière » et le refus du statut de « nouvel ouvrage méthodologique ». Elle annonce ensuite la structure de la publication (six chapitres avec deux ou trois textes chacun) :

1. Recherches sur la base de fond d’Archives audiovisuelles
➢ Laurent Garreau (Doctorant en Etudes Cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « L’Enfer du Centre National du Cinéma » p. 11-31
➢ Florence Gillet (Doctorante en Histoire à l’Université Libre de Bruxelles), « Congo, un film d’André Cauvin au service de la propagande coloniale des autorités belges : Approche méthodologique » p.42-65

2. Recherches sur la technique du jeu et de la forme théâtrale
➢ Christophe Damour (Doctorant en Etudes Cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Etudier le jeu de l’acteur au cinéma : enjeux méthodologiques du chantier stylistique » p.66-83
➢ Katalin Por (Doctorante en Etudes Cinématographiques de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « L’influence des "pièces à succès" hongroises sur la comédie hollywoodienne »

3. Recherches sur la littérature de masse en lien au cinéma p. 84-93
➢ Emilie Charpentier (Doctorante en Histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Spectateurs de papier » p. 166-181
➢ Christophe Trebuil (Historien du cinéma, Docteur en Etudes Cinématographiques de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Sur les "traces" des films à épisodes » p. 32-41

4. Recherches sur le statut formel et technique de l’image
➢ Diane Russell (Doctorante en Cinéma à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), « Storyboardeurs : Etude interdisciplinaire d’un métier entre l’art et la technique » p. 182-196
➢ Laurence Hoarau (Doctorante en Etudes Cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Etude la filmographie d’un vidéaste contemporain : Ange Leccia » p 107-118

5. Recherches sur l’utilisation pratique et idéologique du film
➢ Eve Lamendour (Doctorante en Sciences de gestion à l’EHESS, Maîtresse de conférence associé en Sciences Economiques à l’Université de Nantes), « Représentation et management : images de la conduite des entreprises dans le cinéma français, 1895-2005 » p. 135-155
➢ Pauline Gallinari (Doctorante en Histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ATER à l’Université Paris 8), « Cinéma et communisme (1945-1966) : le cas français ») p. 156-165

6. Recherches sur le cinéma politique et ses mythologies
➢ François Lecointe (Doctorant en Histoire à l’EHESS), « Chris Marker, un cinéaste ? l’histoire » p. 119-134
➢ Hélène Raymond (Docteure en Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), « Expériences de la rencontre » p. 93-106
➢ David Faroult (Maître de conférences en Cinéma à l’Université de Marne-la-Vallée, Docteur en Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles à l’Université Paris 3 Panthéon-Sorbonne), « Comme les temps changent… » p. 197-203
La partie suivante est brève et s’intitule « Cinéma et Recherche ». Elle met l’accent sur le caractère récent et injustement méprisé des Etudes Cinématographiques et s’achève sur l’hypothèse d’une valorisation de ce champ disciplinaire. La dernière partie fait office de conclusion avec un propos volontairement généraliste sur les abattements mais surtout les joies liés à la recherche. Elle s’appuie sur une citation de Jean Rostand dans son Carnet d’un biologiste (1959) : l’expérience de la recherche consiste à « partir de ce que l’on croit savoir, et tirer sur le fil en souhaitant qu’il se brise ».
Le texte de Pauline Gallinari (Doctorante en Histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ATER à l’Université Paris 8) est intitulé « Cinéma et communisme (1945-1966) : le cas français. Thèse d’Histoire sous la direction de Madame Rey, à Paris 1 ». L’introduction présente le point de départ des recherches de la rédactrice, à savoir l’influence (ou non) du modèle cinématographique soviétique sur « la création et le développement d’une culture "communiste" en France » à la Libération. Après une série d’interrogations, elle circonscrit sa problématique à l’utilisation du cinéma comme art de propagande par le PCF. Elle décrit ensuite brièvement sa source principale : Ciné Archives (qui gère le patrimoine audiovisuel du PCF et qui prend en charge deux types de production : les films produits par le PCF et ses structures connexes mais aussi les apports cinématographiques issus d’Europe de l’Est et en particulier de l’URSS). Enfin, elle annonce le plan de son texte. Celui-ci se poursuit avec une première partie qui porte sur l’ « Etat des lieux ». Elle y met surtout en lumière le paradoxe entre le nombre restreint de véritables études sur « la relation entre cinéma et PCF en France » et l’abondance des sources. Elle cite néanmoins quelques travaux qui s’intéressent aux liens entre le PCF et la culture en général ainsi que des publications se concentrant sur la relation PCF/cinéma (soit « le positionnement du PCF dans le champ cinématographique français » soit « le regard du PCF sur le cinéma produit et diffusé en France »). Elle précise qu’il existe un véritable espace lacunaire dans la bibliographie sur « l’utilisation du cinéma en tant que support idéologique du Parti grâce à la production ou à la réalisation de films ». Cette première partie s’achève sur les sources utilisées, composées d’archives filmiques et d’archives papier. La deuxième partie porte sur les « Cadres et cadrages ». Cette partie décrit la méthode de travail utilisée par la rédactrice : la délimitation du sujet (« cinéma et communisme » mais aussi le choix des bornes chronologiques (« l’après-guerre et Mai 68 ») et enfin le détail des pistes de recherche retenues (« le discours théorique du PCF sur le cinéma », la constitution d’ « un catalogue de films pour donner corps à son « cinéma de Parti » ainsi que « la promotion et la diffusion de tous ces films »). La troisième et dernière partie est consacrée aux « Questions et questionnements ». Cette partie porte en réalité sur les difficultés induites par les sources filmiques engagées, à savoir le choix du corpus, le manque d’exhaustivité des archives, la nature des films et enfin la démarche de la jeune chercheuse (Thèse d’Histoire contemporaine qui suppose une approche « socio-historique » sans ignorer cependant l’ « analyse esthétique »). Le texte de Pauline Gallinari s’achève sur un court paragraphe qui conclut sur l’intérêt et la valeur de ce sujet. Il est complété par une « Bibliographie indicative et non exhaustive » ainsi que « Quelques titres du fond Ciné-Archives ».
L’introduction décrit explicitement les missions de ces réunions-échanges mais aussi explique la volonté de publication. De plus, le texte de Pauline Gallinari semble parfaitement représentatif des objectifs de ces événements, à savoir exposer davantage une approche méthodologique et les difficultés qu’elle suppose plutôt qu’un résumé du contenu de ses recherches.

Créateur

Les Trois Lumières

Source

P1_UFR03_3L167

Langue

français

Date de création

S.D.